Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 08:18

5941356935_2b9644ccfb.jpgLes grandes manœuvres ont commencé dans le monde du courrier.

La nouvelle a été ébruitée par notre confrère le Journal du Net : l’américain UPS a mis la main sur le réseau de 7000 points de retrait de colis (4.200 en France) de Kiala.

Le géant mondial de la messagerie devient ainsi, tout à coup, le principal concurrent de La Poste en France, avec une puissance mondiale qui pourrait bien obliger les anciennes PTT trop franco-françaises à rejoindre un autre des quatre grands groupes mondiaux de messagerie.

Outre UPS, les grands intégrateurs mondiaux sont l’autre américain FedEx, le hollandais TNT, et l’allemand DHL.

Pour ces groupes, présents dans le monde entier, la plus grande difficulté c’est le dernier kilomètre jusqu’au destinataire. Bien souvent, celui-ci n’est pas présent chez lui au moment de la livraison, ce qui oblige l’entreprise à le livrer une deuxième fois, voire une troisième fois. Pour le livreur, les coûts sont élevés.

Le prix payé par UPS reste secret

En revanche, la Poste avec ses 17.000 points de contacts sur le territoire, excelle dans l’art difficile de livrer des colis aux particuliers et entreprises. Quand le destinataire n’est pas chez lui, un mot lui indique que son colis l’attend à son bureau de Poste.

Du coup, pour les groupes internationaux qui veulent s’inviter sur le terrain de la Poste française, il y a deux possibilités : soit ils ouvrent des milliers de boutiques, soit ils mettent la main sur un réseau existant. 

UPS vient de choisir cette deuxième option en absorbant Kiala pour un montant resté confidentiel.

Outre Kiala qui s’appuie sur les bureaux de tabac et maisons de la presse, il existe une poignée de réseaux en France. Le réseau Relais Colis (le numéro 1 en France) avait été mis en place par La Redoute dans les années 80, et Mondial Relay (numéro 2) par son concurrent les 3 Suisses. Kiala et PickUp Services ont été créés au début des années 2000, au moment du premier boom de l’ecommerce.

En parallèle, le groupe Spire, a développé un service de livraison à domicile très efficace, à partir de son armée de distributeurs de prospectus dans toute la France.

Cette branche se nomme Adrexo. Peu connu du grand public, Adrexo est pourtant aujourd’hui le principal concurrent de la Poste sur le terrain et pourra éventuellement distribuer et relever du courrier adressé à l’avenir.

Là aussi, il y a du nouveau, puisque cette activité d’Adrexo va être prochainement rachetée par son management et un groupe d’investisseurs réunis autour de Denis Philippon, le fondateur de Voyage Privé.

L'accord de Kiala avec la SNCF sera-t-il dénoncé ? 

Enfin, le rachat de Kiala laisse plusieurs questions en suspens : que va devenir l’accord de distribution conclu l’été dernier entre Kiala et Geodis , la filiale de la SNCF ?

Que va devenir la marque Kiala, développée depuis 10 ans par Denis Payre et son directeur de la communication et du développement, Emmanuel Maillet ?

L’américain UPS va être tenté de profiter de l’opération pour accroitre aussi la visibilité de sa marque sur le territoire français en transformant les relais Kiala en relais UPS.

Dernière question, UPS va-t-il changer les modes de rémunération des commerçants qui tiennent les relais Kiala en les faisant passer sous sa bannière, va-t-il leur proposer de nouveaux services tels que le dépôt de colis et de courriers au départ ?

 

Source: Challenge

Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 14:06

 

dexia-1-.jpgDexia est bien la caricature des dégâts que peut entrainer la course vers toujours plus de rentabilité financière où toutes les méthodes sont bonnes, y compris les plus déloyales qui consistaient à octroyer des « crédits toxiques » aux collectivités.

 

Toutes les turpitudes du néolibéralisme bancaire existent quant ils ont l’assurance que l’Etat et le contribuable seront toujours là pour éponger les dettes.

 

Déjà en 2008, le groupe avait été sauvé in extremis par les gouvernements français, belges et luxembourgeois qui avaient mis 6,4 milliards d’euros sur la table.

 

Sauvetage sans conditions et au seul profit des actionnaires, qui ont continué à engranger les profits, alors que les actifs douteux étaient maintenus au bilan.

 

C’est la CDC, qui avait alors été sollicitée par l’État pour acheter des actions de Dexia à 9,90 euros et qui en valent aujourd’hui moins d’un euro.

 

Ces mêmes gouvernements se sont portés à nouveau en octobre au secours de Dexia, au bord de l’asphyxie, en organisant son démantèlement pour lui éviter la faillite.

 

Ils se sont entendus sur le principe d’une garantie de 90 milliards d’euros aux financements du groupe pour faciliter l’opération.

 

Aujourd’hui, un nouvel établissement de crédit est créé pour chapeauter Dexia Municipal Agency (Dexma), société de crédit foncier.

 

L'Etat français, la Caisse des Dépôts et Dexia Crédit Local détiendront chacun 31,7% du capital et La Banque Postale le solde de 4,9%.

 

Avec ce nouveau schéma aux nombreuses incertitudes, on assiste bien à une nationalisation cachée des pertes qui fera  payer une partie de la facture  de ces dérives financières et des emprunts toxiques (environ 10 milliards d’euros) aux contribuables, aux collectivités territoriales et aux personnels.

 

Une nouvelle fois, l’addition s’annonce salée !

 

Face à ces dérives, la CGT, demande l’ouverture d’une discussion avec l’ensemble des acteurs concernés pour mettre en place dans les meilleurs délais un pôle financier public et pour imposer aux banques des missions d’intérêt général.

 

Il s’agit au moyen du pôle financier public, de procéder à une mise en réseau d’un ensemble d’institutions économiques et financières de statut public et semi-public exerçant des missions d’intérêt général, dans le respect de leurs spécificités et des différents statuts des personnels.

 

Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 07:57

poste zoomUlrich et Gabrielle habitent une ferme perdue dans les collines de l'Ariège. Pour éviter de se déplacer jusqu'à la boîte postale la plus proche, à 5 km, ils ont trouvé l'astuce :

« Nous accrochons une pince à linge au clapet de notre boîte aux lettres, avec le courrier à l'intérieur. C'est une sorte de code : quand le facteur passe pour sa tournée quotidienne, il sait qu'il a une lettre à ramasser. Parfois, on laisse un peu de monnaie dans la boîte et c'est lui qui pose le timbre. »

La Poste, après avoir fermé ses bureaux de poste dans les campagnes, y fait disparaître les boîtes postales. Dans certains hameaux isolés, adieu les sorties pour mettre le courrier dans la boîte jaune de la place du village.

« C'est la rentabilité avant tout »

Jacques Drouhin, maire de Flagy et président de l'Association des maires ruraux de Seine-et-Marne, tente de voir le bon côté des choses :

« Heureusement, il existe encore un esprit d'entraide dans les villages. Pour aller poster le courrier, on peut encore compter sur son voisin ou sur la secrétaire de mairie ! »

Mais il dénonce « une véritable dégradation du service public dans le milieu rural » :

« Mauvaise distribution du courrier, moins de boîtes aux lettres, fin des cabines téléphoniques... c'est la rentabilité avant tout. Conséquence : les habitants se retournent vers le maire qui doit trouver des solutions. »

La Poste nie vouloir supprimer les boîtes aux lettres, et parle d'un « redéploiement » :

« Nous mettons les boîtes aux lettres là où les gens en ont l'utilité. Le chiffre de 130 000 boîtes postales en France reste stable. On a environ une boîte pour 500 habitants, c'est le ratio le plus élevé d'Europe. Alors quand on constate que la boîte n'est pas suffisamment remplie, nous décidons de la supprimer. »

L'entreprise de service public explique que la décision de suppression d'une boîte se fait dans les bureaux de poste, après « plusieurs instances de concertations entre La Poste et les élus locaux ».

La Poste faut sauter les boîtes, on attend le facteur

Une affirmation contestée par plusieurs élus. A Villeneuve-le-Comte, un village de Seine-et-Marne, la boîte aux lettres a été retirée sans aucune concertation avec la commune.

Les arguments avancés au maire sont confus : d'abord, la boîte est dite en « réparation », puis, contactée par la mairie, La Poste évoque un « risque routier » à l'endroit où elle est implantée, avant d'expliquer que la boîte n'était « pas rentable ». Le courrier se conclut par une phrase digne d'une entreprise privée :

« En tant qu'entreprise responsable, La Poste se devait de maintenir une rentabilité économique afin de conserver son modèle social et la pérennité de son activité. »

Pourtant, la loi française rend obligatoire l'implantation d'une boîte aux lettres à moins de dix kilomètres de toute habitation. Les personnes âgées et à mobilité réduite seront-elles obligées de parcourir plusieurs kilomètres pour poster leur déclaration d'impôts ? Au service communication de La Poste, on a une parade :

« Les habitants isolés des zones rurales pourront toujours donner leur courrier au facteur, lors de sa distribution. »

Autrement dit : si vous n'avez rien à faire de votre journée, attendez le passage du facteur...

 

Source Rue 89

Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 18:31

3349604530_f3de07b150.jpgSelon l'Ademe, 80 % des papiers de bureau ne sont pas collectés.

Le constat a poussé La Poste a développer un service baptisé « Valora » à destination du gisement diffus des PME, qui échappe aux recycleurs actuels et aux collectes municipales. « Nous visons d'abord les 50.000 entreprises qui ont déjà souscrit à notre contrat de remise matinale du courrier. Les postiers repartiront avec la collecte, qui sera ensuite acheminée vers les centres de tri partenaires », explique Sophie-Noëlle Nemo, en charge de l'activité.

 

Celle-ci négocie actuellement avec le groupement des papetiers Revipap un accord qui encadrera les prix de vente maximaux et minimaux des vieux papiers afin de trouver d'ici à deux ans un équilibre financier à l'activité tout en offrant aux industriels une matière première abordable.

 

Cette offre fait partie des nouveaux services que La Poste développe actuellement pour compenser la baisse du volume de courrier. « C'est uniquement de la communication, ce n'est pas réalisable. Les postiers manquent déjà de moyens pour assurer leur service postal », contredit Bernard Dupin, administrateur CGT du groupe.

M. Q., Les Echos
Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 08:40

ORSID.gif

 La société Orsid, filiale du groupe la Poste spécialisée dans la gestion informatique de documents, va mettre en oeuvre un plan social.

 

La direction du groupe postal a confirmé l'information à l'AFP, mais dit que les salariés concernés se verraient tous proposer un redéploiement sur les sites d'Orsid et de La Poste.

La société Orsid, touchée par le plan social, était spécialisée dans la dématérialisation (éditique) et employait 430 salariés.

Le plan social a été annoncé au Comité d'entreprise d'Orsid, mais le nombre de salariés touchés n'a pas été précisé.

 

La direction de La Poste a dit que la société Orsid était contrainte "de se réorganiser en raison des évolutions technologiques et des évolutions de la demande des clients".

 

En conséquence, a expliqué une porte-parole à l'AFP, l'entreprise "prévoit de redéployer une partie de son activité et en conséquence de supprimer les postes de son site de Fontenay-sous-bois" (Val-de-Marne), où travaillent 79 salariés.

 

Elle a ajouté qu'une solution serait proposée à chacun des salariés concernés et qu'Orsid prévoyait simultanément de nouvelles créations de postes en région parisienne.

Il fut un temps où La Poste avait des velléités d'être la première entreprise dans l'éditique sur le marché français. Donc elle a racheté des sociétés, dont il s'avère qu'elles font le même travail, comme la société Aspheria également filiale de la Poste.

La Poste est devenue le 1er mars 2010 une société anonyme à capitaux publics. Le groupe emploie plus de 276.000 personnes.

Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Présentation

Recherche

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés