Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 17:40

Donnons de l’avenir au service public et aux postiers

lundi 3 août 2009

Le gouvernement vient d’adopter le projet de loi sur le changement de statut de La Poste en société anonyme et l’ouverture de son capital. Il doit être examiné à la rentrée parlementaire cet automne. Rien n’est joué quant à son issue.

La mobilisation nécessaire des postiers, notamment au travers d’un nouveau temps fort unitaire en septembre, doit s’accompagner de celle de la population. La consultation nationale - le samedi 3 octobre 2009 - à l’initiative du comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal, dans lequel la Cgt est partie prenante, sera l’occasion d’une nouvelle expression citoyenne massive pour s’opposer au changement de statut de La Poste. Cette consultation constitue une étape pour exiger auprès du Président de la République, l’organisation d’un référendum sur le service public postal. Car il est impensable qu’une loi décide de le transformer radicalement sans consulter ses véritables propriétaires, les citoyens.

La Cgt s’oppose à ce projet de loi qui s’inscrit dans un processus de privatisation de la Poste, fragilisant davantage le service public postal, mettant en cause ses missions, la cohérence de la complémentarité de ses activités, l’intérêt général, et accélérant les suppressions d’emplois.

Avec l’ouverture du capital, c’est l’entrée programmée des actionnaires privés, avec une exigence accrue de rentabilité financière. D’expérience, cette logique conduit à privilégier les activités et les clients les plus solvables et à délaisser la réponse aux besoins sociaux.

La Poste occupe une place essentielle pour les citoyens, les entreprises, les collectivités territoriales. Elle contribue à l’aménagement du territoire, à la cohésion sociale, au développement de l’activité économique, donc au maintien et à la création de l’emploi dans sa globalité, au combat contre les inégalités sociales et territoriales.

Dans le contexte actuel de récession et de crise financière, économique et sociale les services publics, dont la Poste constituent un maillon important pour en amortir les effets auprès de la population et participer à la relance de l’économie.

La proposition de la Cgt de créer un pôle financier public a plus que jamais du sens pour permettre de regagner une croissance durable garante du progrès social et respectueuse de l’environnement.

Composante du pôle financier public, la Poste avec sa banque postale, ses centres financiers, son réseau de bureaux de proximité, contribuerait ainsi avec les autres acteurs de ce pôle à renforcer l’appareil productif et la reconquête de l’industrie, sécuriser l’épargne populaire et l’orienter vers la satisfaction des besoins sociaux et économiques, assurer l’accès de tous aux services financiers.

Face à la volonté de passage en force du gouvernement, la Cgt avec l’ensemble de ses organisations est mobilisée. Engagée dans la bataille contre le projet de loi sur La Poste, elle l’est tout autant pour assurer le développement d’un grand service public postal moderne et rénové qui s’insère dans une démarche plus globale de conquête de nouveaux espaces de Service Public pour répondre aux besoins actuels des usagers mais aussi au besoin d’une nouvelle politique de développement économique et sociale, nationale et européenne.

Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 21:13
CGT : Mobilisée dès la rentrée !


Meeting avec Bernard Thibault,

secrétaire général de la CGT




Mardi 8 septembre, 14h00

Paris

Salle de la Mutualité

Métro : Maubert-Mutualité

Par DUPIN Bernard - Publié dans : France
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 20:32

France, La Poste

 The controversial reform of the Post Cabinet Cabinet mercredi. Le Wednesday will consider the bill on the Post Office, which should leave the 1st January 2010 its status as a public institution for the public company.

 A reform that raises criticism from unions and the left, who launched an appeal to include a referendum on changing the status of public postal service.

In the text to be tabled in Parliament in September, the government insists that the text will ensure that the capital will remain public and that the status of some 300,000 agents will not change.

So many perspectives that raise fears of trade unions. The CGT, FOR and South have held a demonstration Tuesday at Bercy to the Ministry of Industry, which attracted about 150 people, according to Bernard Dupin, an officer of the CGT of postal activities. A delegation should be received by a member of the Cabinet of Minister Christian Estrosi. “We reaffirm the rejection of the bill” that “privatize” La Poste, “said Dupin to the Associated Press. “From experience, whatever the company that eventually privatized as EDF, GDF, France Telecom.” And “if the government had s’enferre in his political choice,” the syndicays are organizing a great day of action in September, he said. In a statement Tuesday, the CGT-FAPTE also invites users “to express in all forms and, in particular on 3 October to oppose the privatization through the national consultation held in common.”

The National Committee against the privatization of La Poste, which includes nearly 80 organizations (trade unions, leftist parties), will convene that day consultation across France in the councils as to post offices.

The Socialist Party, a member of this group, reiterated its request for a referendum on the status of the Post Office. He denounced Tuesday, in a press release, “the choice by the Government to introduce bill aimed at changing the status of the Post Office in the heart of the summer.” “This change of status is not justified either by funding the development of the company and its modernization, or a so-called ‘European rule’ that requires this change,” notes the PS.

Following a meeting with unions last week, the new Industry Minister Christian Estrosi had tried to reassure. He stated that it would ensure “full, during parliamentary debates, to respect the commitments” made by Mr Sarkozy in December 2008: a capital “will be held by the public, the maintenance and sustainable funding of public service functions (universal mail service, land use, banking accessibility and distribution of the press).

Finally, the rights and status of postal workers which two thirds are government employees will be fully preserved. The guarantee of public ownership of the Post Office will be enshrined in law, and the group actually received a capital increase in the amount of 2.7 billion euros, of which 1.5 billion provided by the Caisse des deposits and deposits and 1.2 billion by the state.

This allows the Post Office to invest to reduce its costs and “equal terms facing foreign competitors, often large privatized monopolies in the framework of the European deregulation of the sector. These companies may compete with the Post Office from 1 January 2011, including the market for simple letters, now under the monopoly of the Post Office. The public group will retain only 15 and for years-the task of “universal service” post, namely the requirement to raise the mail and distribute six days weekly.
Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 18:54

 

La Poste . Le Conseil des ministres examinait, hier, le projet de loi sur le changement de statut. Les opposants ont lancé la campagne pour une « votation citoyenne », le 3 octobre.


Au menu d'hier : le poison et son antidote. Côté poison, le Conseil des ministres examinait le projet de loi de changement de statut de La Poste, qui, selon les plans du gouvernement, devrait être examiné par le Parlement à l'automne, pour permettre la transformation de l'entreprise en société anonyme dès le 1er janvier prochain. Après quoi, le capital de cette société de statut privé serait augmenté de 2,7 milliards, 1,5 milliard venant de la Caisse des dépôts et 1,2 de l'État. Au même moment, côté antidote, les opposants au projet, syndicats, partis de gauche et associations réunis depuis un an au sein du Comité national contre la privatisation de La Poste, lançaient leur campagne en détaillant devant la presse la consultation nationale qu'ils organisent, le 3 octobre, pour permettre aux postiers et aux usagers de dire « non » à la privatisation.

 

L'initiative avait été annoncée début juillet par le comité, mais, depuis, le projet s'est précisé. Les affiches appelant à cette « votation citoyenne » sont prêtes, les bulletins aussi, invitant à se dire « d'accord » ou non, avec le gouvernement qui « veut changer le statut de La Poste pour la privatiser ». Les organisateurs souhaitent que le vote ait lieu dans les mairies avec le soutien logistique des élus locaux, et à défaut, devant les bureaux de poste et sur les marchés.

Le succès de l'initiative se mesurant non pas au pourcentage de « non », attendu comme écrasant, mais à « la participation », a souligné Régis Blanchot, de SUD PTT. « En off, Le gouvernement nous a déjà affirmé qu'il ne voulait pas de référendum car il est sûr de perdre », a précisé Olivier Marie, de la CFTC poste.

 Le but de la manoeuvre est donc moins de sonder la population que de créer un rapport de forces en provoquant un débat public sur l'avenir de La Poste. Les associations d'élus communistes, Verts et socialistes sont parties prenantes du projet, mais le comité espère aussi que des élus de droite, confrontés à la désertification postale, participeront à l'initiative.

 

Le gouvernement jure ses grands dieux qu'il ne veut pas privatiser La Poste. « Ses arguments éculés ne convainquent plus personne après les exemples de France Télécom, EDF-DGF », a dénoncé Bernard Dupin de la CGT FAP, qui se dit « convaincu qu'on peut gagner », le « on » englobant la consultation mais aussi la mobilisation des postiers. « En ce moment, il y a énormément de luttes dans les services postaux », rappelle-t-il, et les quatre syndicats CGT, SUD, FO et CFTC annoncent une journée nationale de grève pour septembre.

« Pourquoi passer en société anonyme si ce n'est pas pour privatiser ? » a ironisé Bernard Teper, de l'Union des familles laïques (UFAL). Jean-Philippe Gasparotto, de la CGT de la Caisse des dépôts, a réaffirmé, citant l'exemple des filiales de la CDC, que « quand un établissement public est transformé en société anonyme, le passage est immédiat vers une logique de marché, de rentabilité ». La Caisse des dépôts elle-même exige des rendements élevés de ses filiales, a-t-il souligné, balayant l'idée d'une CDC rempart contre la privatisation.

 

 

Fanny Doumayrou

Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 18:16

NOUVELOBS.COM | 30.07.2009 | 07:10

Le Comité national contre la privatisation de La Poste a lancé une campagne pour une consultation nationale le 3 octobre, invitant les Français à se prononcer sur le changement de statut de l'établissement public.

Une campagne de consultation citoyenne a été lancé le 19 juillet 2009 pour demander au Français s'ils souhaitent que La Poste change de statut. (Sipa)

Une campagne de consultation citoyenne a été lancé le 19 juillet 2009 pour demander au Français s'ils souhaitent que La Poste change de statut. (Sipa)

Partis, associations et syndicats se sont réunis en un Comité national contre la privatisation de La Poste, et ont lancé mercredi 29 juillet une campagne de consultation nationale prévue pour le 3 octobre. Ils invitent les Français à se prononcer sur le changement de statut de l'établissement public.
Le Comité a réitéré mercredi, lors d'une conférence de presse, son opposition au texte, présenté le jour même en Conseil des ministres, qui prévoit la transformation de La Poste en société anonyme, à capitaux 100% publics. La consultation nationale sera organisée dans certaines mairies et collectivités, devant les bureaux de poste et sur les marchés.

Tous les partis invités à participer


Si évidemment les mairies de gauche (PS, PC, Parti de gauche, Verts, etc.) ouvriront plus facilement leur portes pour ce vote, des élus de droite et des non inscrits participeront aussi, a assuré Razzi Amadi (PS), parlant d'une "étape dans la construction d'un rapport de force".
Une question sera posée aux Français : "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet?".


"Touche pas à ma Poste"


Pour Joëlle Roye (CGT), dont le syndicat a déjà rassemblé plus de 400.000 signatures dans une pétition intitulée "Touche pas à ma Poste", cette "votation citoyenne" est "une étape" pour obtenir un référendum constitutionnel.
"L'enjeu (...) c'est d'obtenir un débat citoyen qu'on nous refuse", a renchéri Annick Coupé (Solidaires) rappelant que le comité demande depuis un an la tenue de ce référendum.
"Le gouvernement a pris ses responsabilités sur le fait de ne pas vouloir assumer de débat public", a ajouté Verveine Angeli (Attac).

Marche vers une privatisation


Pour le comité, "il n'est pas trop tard, le gouvernement peut encore prendre la décision d'abandonner son projet de privatisation. Il doit le faire car quoiqu'il en dise, la transformation de la Poste en société anonyme, c'est la privatisation", selon Régis Blanchot (Sud-PTT) qui lisait une déclaration commune.
Le Comité ne croit pas aux garanties du gouvernement sur les capitaux qui resteront publics. "L'argument est éculé et ne convainc plus personne", a déclaré Bernard Dupin (CGT), tandis que Joëlle Roye (CGT) a souligné que "dans 13 pays où le marché a été libéralisé, cela s'est traduit par des incidences négatives sur l'emploi, et la dégradation du service public".
Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste
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