Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 16:21

Communiqué de presse commun 
CGT, SUD, FO, CFDT, CGC/UNSA, CFTC de La Poste

 

4937551070_d9e8c6f79b.jpgLes Fédérations syndicales de La Poste CGT, SUD, FO, CFDT, CGC/UNSA et CFTC ont rejeté majoritairement un projet d’accord visant à instaurer un système d’actionnariat salarié dans l’entreprise publique.

 

Or, passant outre le choix prévisible des représentants légitimes du personnel, la direction de La Poste, en ne parvenant pas à obtenir un accord, a décidé d’imposer unilatéralement son texte.

 

Les Fédérations CGT, SUD, FO, CFDT, CGC/UNSA et CFTC dénoncent solennellement un procédé qui, au-delà des problèmes de fond soulevés par ce dossier, contrevient aux principes élémentaires du dialogue social et de la négociation collective.

 

La direction de La Poste ne peut se targuer de la qualité supposée de son « modèle social » et, dans le même temps, contourner la démocratie représentative, simplement parce que son avis déplait.

 

Laisser entendre que des postiers(e)s actionnaires accorderaient moins de crédit aux organisations syndicales et que c’est essentiellement pour cela que nous nous opposons à ce projet relève du plus grand cynisme et de la plus grande manipulation

 

Les organisations syndicales CGT, SUD, FO, CFDT, CGC/UNSA et CFTC considèrent que ce n’est pas le projet d’actionnariat salarié qui va répondre aux situations difficiles que vivent les postiers.

 

En effet il est plus que temps que la direction de la Poste accepte d’ouvrir les yeux sur la situation réelle des postiers. La gravité de ce qui se passe aujourd’hui à la Poste exige bien autre chose qu’une simple écoute alors que la direction ne répond pas à son obligation de résultats quant à la préservation de la santé de ses salariés .

 

L’amélioration des conditions de vie et de travail des postiers  et du service public postal, passe avant tout par l’arrêt des restructurations, des réorganisations, de la destruction de l’emploi qui ne visent que la rentabilité.

 

Les bons résultats de la Poste doivent au contraire servir à la satisfaction des revendications, pour améliorer le quotidien et le mieux vivre au travail pour tous les postiers tels les salaires, le développement de l’emploi.

 

Les Fédérations CGT, SUD, FO, CFDT, CGC/UNSA et CFTC demandent l’ouverture de véritables négociations sur l’organisation, les conditions et le contenu du travail à la Poste par l’instauration d’un véritable dialogue social à contrario de cette désinvolture et cet autoritarisme affiché à l’encontre des personnels et des représentants syndicaux. Ceci entre en résonance avec la volonté manifestée par certains, de considérer les syndicats comme des obstacles à la bonne marche de la société. C’est avec cette exigence qu’elles interviendront ensemble auprès Président de La Poste. 

 

Paris, le 15 mars 2012

Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 14:34

 

5662174257_2a973c7b1a.jpgElection présidentielle : Changer de politique, conquérir la justice sociale (CGT)

 

Les salariés, retraités et privés d’emploi, comme l’ensemble des citoyens, femmes et hommes, sont appelés à participer à l’élection présidentielle les 22 avril et 6 mai prochains.

 

C’est un rendez-vous important pour l’expression démocratique. A ce titre, la CGT ne saurait être neutre, surtout au regard de la gravité de la situation.

 

Après des décennies de creusement des inégalités, la répartition des richesses doit désormais privilégier les revenus des salariés, des retraités, les minima sociaux et la protection sociale. Elle doit être réorientée vers l’efficacité économique et sociale.

 

La première des insécurités est bien sociale. Elle est aussi la conséquence de choix politiques.

 

Face à la mainmise des marchés financiers sur l’ensemble de l’économie et sur les choix de société il faut combattre la spéculation, mettre en place des dispositifs pour financer des activités créatrices d’emploi, investir dans une véritable politique industrielle et développer les services publics prenant en compte l’impératif de développement humain durable.

 

Face aux pouvoirs des actionnaires devenus exorbitants, il faut donner plus de droits d’intervention aux salariés dans les entreprises et au-delà.

 

A tous les niveaux, entreprises grandes ou petites, territoires, filières d’activité, Etat et collectivités … la démocratie sociale doit être une priorité.

 

La CGT réaffirme ses dix exigences pour sortir de la crise :

• Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux (SMIC à 1700€)

• Contrôler les aides publiques aux entreprises

• Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements

• Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires

• Stopper les suppressions d’emplois

• Développer les politiques publiques et les moyens des services publics

• Réformer la fiscalité en profondeur

• Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour l’investissement productif

• Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux

• Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique

 

En aucun cas le projet de l’extrême droite ne peut ouvrir une perspective de sortie de la crise.

 

La CGT renouvelle son opposition aux idées véhiculées par le Front National et banalisées par d’autres, qui cherche à exploiter les peurs et les désarrois sociaux pour s’enfermer dans une société en repli identitaire, liberticide, discriminatoire et raciste.

 

Le changement de politique pour conquérir la justice sociale, aider au « vivre ensemble » devient incontournable.

 

Au vu du bilan et des projets du Président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux.

 

Derrière ses discours sur la « moralisation du capitalisme » ou la « revalorisation du travail », l’essentiel de son action a consisté à favoriser les actionnaires et les plus riches.

 

Ses choix contribuent à faire payer la crise aux salariés qui n’en sont pas responsables.

 

Il a choisi de ne pas répondre aux grandes mobilisations nationales de 2009 pour "une autre répartition des richesses", préférant satisfaire les revendications patronales.

 

En 2010, c’est par le passage en force qu’il a imposé le recul de l’âge de départ en retraite aux millions de manifestants.

 

Le système des retraites est fragilisé, les droits pour des millions de salariés en sont affectés.

 

Il a érigé le pouvoir personnel en méthode de gouvernement.

 

Le Président de la République est à l’origine d’un nouveau traité européen qui généralise l’austérité. C’est une nouvelle arme pour amplifier les attaques contre le code du travail, les droits et budgets sociaux, les droits des privés d’emploi, les retraites, les services publics…

 

Son programme pour demain rejoint les exigences du MEDEF. Ce serait plus d’austérité pour les salariés et les retraités, l’accroissement des inégalités entre les femmes et les hommes, une culpabilisation éhontée des privés d’emploi, la stigmatisation des travailleurs migrants et immigrés, la mise en cause du rôle des organisations syndicales considérées comme obstacles à ses projets.

 

La société française vivrait des clivages plus violents encore et s’enfoncerait encore plus dans la crise.

 

L’élection présidentielle doit créer un nouveau contexte plus favorable aux revendications et au progrès social.

 

Affirmer sa citoyenneté, c’est aller voter, c’est aussi se syndiquer. Adhérer à la CGT c’est prendre sa place dans le syndicat qui agit au quotidien pour le progrès et la justice sociale.

 

Les salariés ont besoin d’une présence plus importante du syndicalisme pour créer le rapport de force nécessaire et organiser les luttes pour la prise en compte leurs revendications en toutes circonstances.

 

Montreuil, le 13 mars 2012 Adoptée à l’unanimité par la Commission Exécutive Confédérale CGT



Par DUPIN Bernard - Publié dans : France - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 16:34

3493215705_20e56e4906.jpgSuite au lancement commercial de l'offre "lettre verte" (distribution à J + 2) par La Poste au 1er octobre2011, l'ARCEP avait ouvert une enquête car l'accès des consommateurs à la lettre prioritaire (distribution à J+ 1) était restreint.

 

Cette enquête vient de se terminer sur ce constat: En automate, les offres d’affranchissement prioritaire « carnets de timbres» et «vignette France 20 g» ne sont plus disponibles depuis le 1er octobre 2011.

 

Dans les distributeurs automatiques de billets de La Banque Postale, La Poste a fait le choix de remplacer prochainement les carnets de timbres « lettre prioritaire» par des carnets de timbres « lettre verte »

 

La Poste accorde, depuis le lancement de la lettre verte, une remise exceptionnelle sur les ventes de la gamme « lettre verte » auprès des revendeurs (débitants de tabac et grandes et moyennes surfaces essentiellement).

 

La vente d’un produit de la gamme «lettre verte » octroie au revendeur une remise supérieure en pourcentage et en valeur absolue à un produit équivalent de la gamme « lettre prioritaire ».

 

Tout est fait par la création de 3 produits, pour condamner le J+1 pour tous (au même prix quelque soit le point du territoire).

 

Seul le poids ou la spécificité fait varier le socle d’affranchissement.

 

L’ambition de La Poste se cantonne à vouloir toujours plus de profits au détriment du service rendu aux usagers et des conditions de travail des postiers.

 

Enfin, l’organisation de l’appareil industriel de tri du courrier n’apparaît pas cohérente avec la typologie des différentes offres proposées aux consommateurs.

 

Ces premiers éléments de l’enquête confirment l’analyse que faisait la CGT lors du lancement de la lettre verte en considérant que le service public était menacé.

 

Cela confirme la volonté de La Poste de s’affranchir de la loi qui fixe comme une des obligations de service public la distribution du courrier en J+1

 

Il est particulièrement choquant de voir La Poste entreprise100 % public se comporter ainsi.

 

Que font les pouvoirs publics pour faire respecter la loi ?

 

D’autre choix doivent être mis en œuvre :

- La Poste doit garantir un service public de qualité et de proximité avec le J+1 sur l’ensemble du territoire

- Il doit y avoir un vrai service public et non pas un service universel qui est un ersatz bafouant les missions de service public

- Le maintien et le de tous les bureaux de poste et services

- La réouverture de centres départementaux de tri et d’acheminement s’impose humainement, écologiquement, économiquement.

- Les recrutements nécessaires à la qualité de service et à l’exécution de toutes les missions du service public.

 

 

Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 21:14

suicide posteLa Poste participe au  droit à la  communication  qui est  un  droit  fondamental  républicain  mentionné  dans  la déclaration  des  Droits  de  l’Homme . 

 

A ce titre et en tant que service public  elle devrait être le lieu des avancées sociales les plus significatives et même avoir valeur d’exemple pour le sort fait à son personnel en matière d’acquits sociaux, d’élargissement des libertés, de droits syndicaux ou de bien être au travail.

 

Mais depuis toujours et plus particulièrement depuis ces dernières années, le pouvoir libéral torture ce grand service public pour des raisons purement politiques.

 

De lois de déréglementations en ouvertures du capital, La Poste est progressivement passée d’un service public devant répondre à un besoin de la population à un vaste produit marchand.

 

Le but exclusif pour les dirigeants de La Poste étant désormais de savoir comment accroître le taux de profit comme en témoigne par exemple leur objectif de passer rapidement d’un taux de rentabilité des dividendes à verser aux actionnaires de 25% à 36% pour aller ensuite vers les 40%, 45%.

 

Or, aujourd’hui,  derrière cette stratégie il y a une véritable catastrophe humaine qui se développe au sein de l’entreprise avec plus de 90 000 suppressions d’emplois depuis 2002 et plisieurs suicides par défenestration ou pendaison sur le lieu de travail en quelques semaines.

 

Déjà au printemps 2010, le syndicat professionnel des médecins de prévention de La Poste décrivait «une situation alarmante» et demandait au Président de La Poste «d’engager des actions concrètes pour enrayer ce qui pourrait devenir un processus morbide».

 

Rien, n’a été fait, sinon de continuer à développer une politique faite de bouleversements brutaux et inédits des conditions de travail des postiers qui touchent au sens de leur activité et qui provoque une explosion de la souffrance au travail.

 

Aujourd’hui, il n'y a de doute pour personne sur la nature professionnelle du mal-être;

C'est bien le travail et ses conditions d'exercice qui sont clairement responsables de la dégradation profonde des états de santé des postiers.

 

L’Inspection du Travail ne s'y est pas trompée, qui suite au suicide au centre financier de Paris, a conclu son enquête à une « faute caractérisée » des dirigeants de La POSTE, qui n'ont pas évalué les risques psychosociaux induits par les politiques de réorganisation, exposant ainsi les salariés à des risques d'une particulière gravité.

 

D’autre part, le rapport d’expertise sur les liens entre travail et santé réalisé par l’institut ISAST suite à ce drame est édifiant quant à la manière dont les agents se sentent déconsidérés.

 

Ils se sentent transparents, inexistants, ils perçoivent leur lieu de travail comme déshumanisé, délabré, désinvesti, sale.

 

Plusieurs récits dans ce rapport donnent l’impression étrange que les agents sont invisibles ou qu’ils n’existent simplement pas.

 

Ils se sentent trompés dans les prescriptions qu’on leur demande d’appliquer qui ne correspondent pas à leurs valeurs car si les dirigeants n’ont eu de cesse de discipliner les postiers pour extirper leur culture de service public, ils n’y sont jamais parvenus.

 

Enfin, le jeune cadre supérieur qui s'est défenestré il y a quelques jours du dernier étage du bâtiment de la Direction de La Poste à Rennes a eu le courage de laisser une longue lettre dans laquelle il explique son "anxiété professionnelle" et son incapacité à vivre dans un "tel contexte opprimant".

 

Face à cette situation et après plusieurs jours de silence, le PDG de La Poste déclare « vouloir ouvrir un cycle d’écoute et de dialogue sur la santé et le bien être au travail », mais ajoute qu’il « sera attentif aux propositions dans la mesure où elles ne remettront pas en cause la stratégie de La Poste ».

 

Les postiers qui souffrent n’ont pas le temps d’attendre !

 

Ils ont besoin d’actes concrets en matière de prise en compte des revendications, d’installation dans les plus brefs délais d’un véritable dialogue social et de la fin de la répression qu’ont à subir les représentants du personnel.

 

Le travail à La Poste doit retrouver tout son sens et sa fonction d'intégration de l'individu.

 

Cela passe par une reconnaissance des personnels et par la place centrale que doit prendre l’humain dans l’organisation du travail à La Poste.

Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 1 mars 2012 4 01 /03 /Mars /2012 09:58

5409707708_d68e6182c4.jpgUn collègue de La Poste s’est donné la mort mercredi midi en sautant du dernier étage de La Poste République à Rennes.

Ce nouveau drame survient quelques semaines à peine après celui d’une collègue des services financiers à Paris

 

Au delà de l’émotion que ce geste suscite,  la CGT se pose une nouvelle fois la question :

La direction va t’elle enfin prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour mettre un terme à cette situation intolérable ?

 

Aujourd’hui la Direction de La Poste et les deux actionnaires que sont l’Etat et la Caisse des dépôts et Consignations  doivent prendre toutes leurs responsabilités au niveau social, humain et changer de politique et de mise en œuvre de leur  stratégie.

 

La multiplication de suppressions d’emplois (80 000 depuis 2002), de réorganisations, de restructurations, le management autoritaire et par le stress, ne peuvent se poursuivre.

 

La recherche incessante de rentabilité financière  qui vise à augmenter le taux moyen des dividendes de 25% à 36%  ne peut être la ligne conductrice de la gestion de l’entreprise.

 

Il devient urgent et possible de faire des choix qui permettent aux salariés de s’épanouir au travail tout en lui donnant du sens et en préservant l’équilibre vie professionnelle/vie privée.

 

Pour sa part, la CGT joue son rôle et fera tout pour que les salariés de La Poste sortent de leur isolement et trouvent dans l’action collective une issue porteuse d’espoir et de perspectives.

Par DUPIN Bernard - Publié dans : La Poste - Communauté : Syndicalisme
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