CONSEIL D'ADMINISTRATION GROUPE LA POSTE

Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 11:33

 

2999837315_80f3c5f31e.jpgMonsieur le Président Directeur Général,

 

La presse française, citant plusieurs sources concordantes rapporte que "L'Etat français envisage depuis quelques semaines de nationaliser ce qui reste de l'ancien établissement franco-belge c'est-à-dire Dexia Crédit Local (DCL), qui finance les collectivités locales en France, et son véhicule de refinancement Dexia Municipal Agency (DMA)".

 

Lors du Conseil d’Administration du 05 octobre 2011, nous avons réclamé la mise en place d’une mission d’audit public sur les choix catastrophiques commis par leurs dirigeants successifs depuis 20 ans qui ont entrainé la situation actuelle de DEXIA et plus largement sur l’activité de financement des collectivités locales et hospitalières.

 

Lors du dernier Conseil d’Administration du 21 décembre 2011, alors que l’ensemble des administrateurs salariés exigeaient de la transparence et de la clarté dans la gestion de ce dossier, vous leur avez répondu avec mépris, qu’il «fallait vous faire confiance ou en tirer les conséquences».

 

Aujourd’hui, alors qu’aucune information précise n’a à ce jour été communiquée, nous vous renouvelons notre demande de voir la réalisation d’un audit public sur cette question.

 

Enfin, alors que les versions les plus diverses et contradictoires circulent quant aux statuts des entreprises, aux garanties de l’Etat ou à l’avenir des emplois nous souhaitons connaître enfin en tant qu’administrateurs, la situation exacte du plan de démantèlement de DEXIA avec les conséquences que cela entraine pour le Groupe La Poste.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président l’assurance de notre sincère considération.

 

 Les Administrateurs CGT

 Bernard DUPIN

 Sylvie FEOLA

 Michel LERSY

Par DUPIN Bernard - Publié dans : CONSEIL D'ADMINISTRATION GROUPE LA POSTE - Communauté : Syndicalisme
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 22:47

poste_zoom.jpgMonsieur le Président Directeur Général,

 

Nous tenons à vous faire savoir publiquement que nous ne participerons pas à votre présentation des vœux 2012 qui doit se tenir le 10 janvier en présence d’Eric Besson Ministre chargé de l’industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique.

 

L’année 2011 a en effet été marquée par l’ouverture du capital de La Poste et par la libéralisation totale des activités courrier alors qu’une mobilisation sociale exceptionnelle composée de postiers, d’usagers et d’une grande partie des élus s’opposait à ces réformes injustes et inefficaces.

 

Alors que se développent des actions toujours plus nombreuses pour dénoncer vos réorganisations et restructurations qui génèrent systématiquement des suppressions d’emplois et une baisse de la qualité de service, vous recourez le plus souvent au mépris et à la répression dans la gestion de ces conflits, ce qui fige les relations sociales sur le niveau zéro.

 

Votre préoccupation permanente est de faire passer le taux de dividendes des actionnaires de 25% à 36% et donc de nier les emplois, les salaires et la qualité du service public, ce qui contribue à enfoncer notre pays dans la crise.

 

Contrairement à ce que vous avez déclaré au dernier Conseil d’Administration, nous ne sommes pas en « opposition philosophique », mais bien en opposition politique et nous le revendiquons.

 

Vous comprendrez donc qu’il n’est pas question pour nous d’apporter notre concours à ce simulacre de vœux 2012 qui s’annonce et que nous persisterons à revendiquer :

 

-        La revalorisation du point d’indice et de toutes les grilles salariales sur la base d’un SMIC à - 1700€ bruts minimum,

-        Le 13ème mois,

-        L’arrêt de toutes les réorganisations, restructurations qui suppriment des emplois,

-        Le remplacement de tous les départs et la création des emplois nécessaires,

-        Le CDI à temps plein comme norme d’embauche,

-        La cédéisation de tous les contrats précaires,

-        Un plan de titularisation pour les contractuels,

-        Le retour au droit à la retraite à 60 ans à taux plein et aux départs anticipés dès 55 ans avec bonification d’un trimestre par année pour les métiers pénibles,

-        Le maintien et le développement du service public postal.

 

Notre meilleure réponse à votre invitation sera d’être au milieu des postiers, exigeants et mobilisés pour la prise en compte des revendications sociales dans l’ensemble du Groupe La Poste.

 

Veuillez agréer Monsieur le Président Directeur Général l’assurance de notre sincère considération.

 

Les administrateurs élus sur liste CGT :

Bernard DUPIN

Sylvie FEOLA

Michel LERSY

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 18:12

4606943373_6350fd913d.jpgLa troïka postale (Etat, Caisse des dépôts et Direction de La Poste) a voté lors du Conseil d’Administration du 21 décembre 2011 la poursuite de son projet de mise en place de l’actionnariat salarié d’ici la fin du premier semestre 2012.

 

Elle reste donc figée sur une position purement dogmatique qui va à l’encontre de l’augmentation du pouvoir d’achat et des salaires, du développement de l’emploi et de l’amélioration du service public.

 

Comme tout projet d’actionnariat salarié, il génère donc de nombreux dangers et va peser sur l’évolution de La Poste avec dans un premier temps, une nouvelle ouverture du capital de 2% et qui sera suivie d’autres, ce qui représente un pas supplémentaire vers la privatisation.

 

Ce projet qui se doit d’être intégré dans un contexte économique et financier très dégradé, avec un pays qui rentre en récession et avec une crise majeure des dettes souveraines qui plombe de plus en plus les résultats du Groupe, génère également de nombreux dangers et va peser sur l’évolution de La Poste avec un pas supplémentaire vers sa privatisation.

 

Il porte en lui en effet :

1- L’augmentation de la part aléatoire des rémunérations et bride les augmentations de salaire,

2- Il instaure de nouvelles inégalités de rémunération entre les salariés,

3- Il transfère une partie du risque propre aux investisseurs vers les salariés sans leur conférer aucun pouvoir décisionnel sur les projets de La Poste,

4- Il pénalise les stratégies de gestion à long terme par l’immixtion des exigences financières des actionnaires,

5- Il aggrave l’individualisme patrimonial contre les systèmes de solidarité,

6- Il décharge La Poste de ses obligations sociales par de nouvelles exonérations de cotisations,

7- Enfin, les emplois vont être encore plus considérés comme première variable d’ajustement avec la nouveauté que les salariés actionnaires voteront eux même en Assemblée Générale des exigences de rentabilité toujours plus élevées.

 

On toucherait alors au paradoxe de ceux qui voteraient leurs propres suppressions d’emplois.

 

Comme d’habitude, nous sommes devant un projet qui va à l’encontre du renforcement du service public postal en tant que réponse aux besoins de la population et qui ne répond en rien aux attentes des postiers.

 

Le gouvernement, la CDC et la Direction de La Poste persistent dans une démarche jusqu’au-boutiste alors qu’il y a quelques semaines à peine, le Conseil d’Administration de Véolia a préféré remballer en catimini son projet d’actionnariat salarié, quant aux dirigeants du Crédit Agricole qui ont voulu aller jusqu’au bout en septembre, ils ne peuvent que constater aujourd’hui le bide complet de leur opération.

 

Les administrateurs CGT ont réfuté l’argumentation que ce serait une soi disant volonté des parlementaires qui ont inscrits l’actionnariat

salarié à La Poste dans le texte de loi. Il s’agit en effet d’une simple possibilité et en aucun cas d’une obligation.

 

Les administrateurs parrainés par la CGT ont voté contre la poursuite d’un projet à risques non seulement pour le personnel mais aussi pour La Poste et. ont réaffirmé avec force que dans le cadre du débat sur une autre répartition des richesses, il doit être répondu aux revendications des postiers par des augmentations de salaire immédiates, des créations d’emplois stables et bien rémunérés, avec une amélioration conséquente des conditions de travail qui puisse mettre enfin l’humain au centre des préoccupations du

Groupe La Poste.

 

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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 15:02

 

2999837315_80f3c5f31e.jpgCA du 5 octobre 2011

 

Dexia est bien la caricature des dégâts que peut entrainer la course vers toujours plus de rentabilité financière où toutes les méthodes sont bonnes, y compris les plus déloyales qui consistaient à octroyer des « crédits toxiques » aux collectivités.

 

Lors du Conseil d’Administration du 20 janvier, alors que l’on apprenait par la presse que La Banque Postale faisait l’acquisition de près de 3 milliards d'euros d'obligations de Dexia, nous faisions part de notre très grande inquiétude pour la suite étant donné la situation financière de cet établissement qui avait déjà été renfloué en 2008 de 6,4 milliards par les états français et belge.

 

Nous vous rappelions également que Dexia était montrée du doigt pour avoir investi 6.6 milliards d’euros dans des entreprises impliquées dans des violations des droits de l'homme et qui finance via sa filiale israélienne, des colonies israéliennes dans les Territoires occupés de Cisjordanie.

 

Aujourd’hui, sous la pression des agences de notation, la question n’est pas de savoir s’il faut sauver des banques comme Dexia, mais bien d’envisager toutes les mesures pour faire changer les banques qui sont des acteurs majeurs de l’économie.

 

Pourquoi ce qui n’était pas possible, ni même envisageable, parce que inintéressant, à risque  et pas viable selon les propos de M. Wahl, il n’y pas  moins de 15 jours, serait aujourd’hui possible et sans risque ?

 

L’on va même, jusqu à créer une filiale et prendre des parts de marché dans la société de crédit foncier DEXMA ; et l’on nous rétorque que cela n’a rien à voir avec Dexia !

 

Ce n’est tout de même pas le fait du hasard,

 

Comme ce n’est pas le fait du hasard si nombre de collectivités territoriales se trouvent dans des situations inextricables, de par la suppression de la taxe professionnelle et le gel des dotations budgétaires et contraintes de faire des emprunts pour pouvoir répondre, voire subvenir aux besoins des citoyens.

 

Pour rappel elles financent aujourd’hui plus de 70 % des investissements publics !!

C’est donc, celui-là même, l’Etat pour ne pas le citer, qui a grandement corroboré à cette situation, actionnaire majoritaire de la Poste, qui impose à cette dernière de faire évoluer l’activité de La Banque postale.

 

Certes les liquidités de cette dernière n’y sont sûrement pas étrangères, même si l’on nous dit aujourd’hui ne pas s’y adosser. Qu’en sera-t-il demain si d’autres difficultés surviennent ?

 

Trop de à peu près et le manque de précisions nous interpellent !

 

La situation actuelle nous conforte dans l’idée que La Poste au travers de la Banque Postale puisse participer rapidement à la création d’un pôle financier public regroupant l’ensemble des institutions financières ayant de par leur statut une mission d’intérêt général, dans le respect des spécificités de chaque établissement et du statut de leur personnel.

 

Pour l’essentiel, ce pôle pourrait être composé avec La Poste, de la Caisse des dépôts et consignations et de ses filiales, de la Banque de France, de la Banque de développement des PME, de l’Agence française de développement et le groupe Caisses d’épargne dans son ensemble incluant le Crédit Foncier.

 

Cette proposition vise à sortir le secteur financier de l’ornière de la recherche du plus grand taux de profit immédiat pour le mettre dans son ensemble au service du renforcement des services publics, du développement économique, de l’emploi et du développement des territoires.

 

La solution n’est donc pas comme vous nous le proposez, dans le montage d’un mécano entre  La Poste, la CDC et Dexia.

 

Enfin et parce que ce n’est pas un détail, il faut revenir sur l’augmentation de salaire de 30 % que s’est octroyé Pierre Mariani, PDG de Dexia et proche de Nicolas Sarkozy avec un salaire annuel d’un million d’euros et un bonus fixé à 2,25 millions d’euros.

 

Cette agitation donne le tournis. D’un côté on valse avec le milliard, de l’autre dans les services, c’est la recherche effrénée de baisse des coûts.

Les postiers n’ont pas des salaires de banquiers, ni même d’employés de banque.

 

Nous ne pensons pas que cette opération renforce l’idée d’appartenance à l’entreprise La Poste. Au contraire le personnel est bien conscient que ce sont les résultats de leur travail qui sont dilapidés dans des opérations aventureuses et coûteuses.

 

Les postiers souffrent au travail, le service public est remis en cause faute de moyens.

Mais par fait du Prince, La Poste, bien public, doit réparer les errements de quelques uns.

 

Pour l’ensemble de ces raisons les administrateurs salariés CGT voteront contre la délibération qui nous est proposé.

 

 

 

Par DUPIN Bernard - Publié dans : CONSEIL D'ADMINISTRATION GROUPE LA POSTE - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 14:55

20 septembre 2011

 

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Les bons résultats de La Poste doivent profiter aux salariés et aux usagers !

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